Fonctionnement de mon blog =)

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Je vais vous mettre un par un presque tout les textes que j'ai étudié durant mon année de Première. Ils seront présentés tel qu'il faut les présenter à l'oral et sour forme de notes.
Si vous avez des questions, surtout n'hésitez pas, j'essaierai de vous répondre le plus vite possible.
Bonne visite =)







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# Posté le samedi 27 octobre 2007 15:40

Modifié le samedi 06 juin 2009 05:22

Le Mariage de Figaro de Beaumarchais

En quoi la scène 2 de l'acte II est une scène d'exposition ?



Pierre Augustin Caron de Beaumarchais est né à Paris en 1732 et mort en 1799. C'est un grand dramaturge français du XVIIIème siècle. Il a écrit une trilogie qui le rendra célèbre :
-Le Barbier de Séville (1775)
-Le Mariage de Figaro (1778)
-La Mère coupable (1792)
Les deux premières pièces de théâtre comportaient les mêmes personnages. Le Mariage deFigaro, pièce étudiée, a été censurée 6 ans puis a été mise en scène 10 ans après son écriture soit en 1784. Cette pièce sort du registre théâtral, elle appartient au registre comique. Elle connut un grand succès. Le Mariage de Figaro est une critique sociale d'un valet contre les abus de privilèges d'un noble. Beaumarchais vivait peu avant la R évolution, la bourgeoisie était alors ascendante. Même s'il était proche du pouvoir, Beaumarchais n'était pas toujours accepté.
Extrait étudié : monologue de Figaro.





I- Portrait de Figaro : personnage éponyme :

- stratagème, reformulation des projets du comte
- condition sociale peu valorisante du valet : populaire, langage courant, aucun participe présent : « me crottant », « m'échinant »
-façon de penser : euphémisme, atténuation pour éviter de choquer
-hyperbole « en diable », exagération, envie d'accentuer
-gradation ascendante
-portrait de Suzanne « la charmante fille ! » « mais sage » et de Bazile « fripon mon cadet » dans le monologue
-exclamation volontaire pour montrer sa pensée
-Figaro se dévoile : caractère jovial et toujours lucide. Il parle au fur et à mesure que les idées lui viennent mais il sait se corriger « je veux...non ! »



II-Infos sur l'intrigue :


-Mariage : sujet, verbe infinitif « avancer » prouve que Figaro veut se marier
-Adjectif possessif : « votre » Figaro se parle à lui-même
-Opposants : Marceline, Bazile « fripon » insulte
-Adjuvants : Suzanne
-Nouveaux personnages : Bazile, Marceline, pas dans la scène 1
-Mise en scène du schéma actantiel
-invocation du comte par Figaro : 2ème personne du pluriel « vous », apostrophe « mon cher Monseigneur », des interjections « Ah, Monseigneur ! »
-Figaro fait des calculs pour faire échouer les projets du comte « entreprise », il veut le faire prendre à son propre jeu.







Conclusion : J'ai bien répondu à la question qui m'était posé. Cette scène est une scène d'exposition, de nouveaux personnages y sont présentés, on découvre les projets de Figaro.
-Monologue adressé au public : double énonciation
-langage familier
-Figaro se dévoile
-Complicité avec les spectateurs
-Beaumarchais ambitieux de mettre un long monologue dès la 2ème scène.

# Posté le samedi 27 octobre 2007 15:54

Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, extrait n°2

Acte III, scène 5 de « Diable !c'est une belle langue que l'anglais » jusqu'à la fin
En quoi peut-on parler d'un duel verbal entre le maître et son valet ?



Extrait étudié : scène basée sur la rivalité des hommes pour Suzanne
- avant le procès de Marceline et Figaro, le comte organise ses plans. Il affronte ici Figaro pour voir ce qu'il sait de ses calculs.



I- Rivalité amoureuse Comte/Figaro :


-La tirade : enthousiasme naïf et ironique de Figarofait mine d'accepter de partir en Angleterre-connaît l'anglais : répétition comique de « God-dam » et nombreuses exclamations.
-Hyperbole, lexique valorisant : « c'est admirable » « quelle satisfaction »antiphrases ironiques-Figaro prouve qu'il ne parle pas assez anglais.
-2 a-parte : personnages prennent leur élan avant de revenir dans le conflit
-ruse du comte qui appelle Figaro à la confidence entre hommesreproches moralisants de Figaro qui ne cède pas « vous êtes infidèles », répliques du tac au tac « autrefois », opposition entre « tout » et « rien »
-Retour épisode chambre de la comtesse
-le comte perd patience et attaque Figaro, Figaro réplique-stichomythie
-Figaro, selon le comte : malhonnête, goût pour l'argent « combien la comtesse a – t'elle donné ? » « réputation détestable »-ton monte, insultes, exclamations
-Figaro attaque à son tour : ne veut pas aller en Angleterre, évoque sa fiancée « heureux avec ma femme », provocation à l'encontre des plans du comte. Comte flatte Figaro : hypocrisie pour qu'il aille à Londres
-« avec du caractère et de l'esprit »- Figaro mène le jeu
-Figaro dénonce directement et violemment le comportement abusif du comte ; hyperbole péjorative « me feriez-vous un crime ? », antithèse entre « vieille/fille » et « toutes les jeunes » : amplification opposition entre le sort des deux rivaux
-comte menace Figaro « crois-tu donc que je plaisante ? », il se dévoile. Il ne se laisse pas convaincre, ton monte-enjeu dramatique de la pièce « crime »



II- Conflit social :



-Dimension collective de la dispute : tout le Tiers-état parle au nom de Figaro, il emploie le pronom impersonnel « on », des maximes, des proverbes, l'impératif présent « n'humilions pas »-généralisation
Image de la souffrance du peuple qui cherche à réchapper à sa condition-tirade générale sur la satire politique
-Conflit traditionnel entre deux figures stéréotypées : maitre méprisant, valet fourbe, héritier du zanni « louche », du Scapin car intérêt pour l'argent, gourmandise...
-Figaro échappe au portrait traditionnel de valet : « si je vaux mieux qu'elle »- supériorité morale par rapport à la représentation ordinaire du valet
-« y-a-t-il beaucoup de seigneurs qui puissent en dire autant ? »- supériorité morale vis-à-vis des aristocrates.
-Remise en cause de l'ordre social (rôle du valet au théâtre)
-difficulté de vivre : « la foule est là »-condition Tiers-état
-« tirade politique », satire sur le pouvoir monarchique et ses abus ; incompétence et malhonnêteté : accumulation de verbes antithétiques « entendre/comprend pas », « point ouïr/on entend ».
-dénonciation finale des abus des aristocrates : droit de séduire les servantes, cf. : comte : « souffler toutes les jeunes »
-Figaro porte parole du Tiers-état






Conclusion : affrontement Tiers-état /noblesse dans ce passage, rapport de force à l'avantage de Figaro dont les talents sont amplifiésporte parole des roturiers
-la distinction entre la dignité de l'homme et sa condition sociale correspond bien à l'esprit des Lumièresidées de la Révolution Française ; en effet les Lumières remettaient en cause la MADD (Monarchie Absolue du Droit Divin).

# Posté le samedi 27 octobre 2007 16:00

Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, extrait n°3

En quoi la scène 15 de l'acte III est une parodie de justice et un procès réaliste ?


Extrait : procès entre Marceline et Figaro



I- Reproduction réaliste :


-Personnages : -nombreuses professions du tribunal « huissier » « greffier »
-position dans la salle : hiérarchie de la justice et de la société « noble, très noble » « comte » « valets » « paysans »
-Procédés judiciaires :-identité des partis
-lecture du chef d'accusation « lit un papier »
-débat
On retrouve plusieurs procès en un, à la suite, ininterrompus « passez »
-jargon de justice : « forcement arbitraire », burlesque (mêlant des mots hauts et bas)
-stichomythie : défense et attaque
-atmosphère tendue canalisée par l'huissier « Silence ! messieurs »
-analogie avec le Mariage de Figaro « comédie mort-née »




II- Comique-gestes-didascalies :


-Répétition « les papiers »
-« glapissant »
-jeux de mots sur les noms des personnages : « Double-Main »-corruption-en faveur des riches
-cible de la satire : politique
-justice corrompue qui favorise les nobles (les riches), cf. : affaire du « jeune auteur dramatique » analogie avec Beaumarchaisdonnée autobiographique
-avocat pédant
-Satire de la médecine : Figaro déclare « ou la maladie tu tuera ou se sera la médecin »
-Parodie : les personnages se focalisent sur « ou » et « et »
-Bégayement Brid'oisoncomique
-Renversement de situation :-au début Figaro perd le procès
-à la fin il le gagne
-Beaumarchais dénonce le vice de la justice ainsi que le crime des médecins avec cette satire.




Conclusion
: Ce procès a tout d'un vrai procès : les différents métiers, le jargon, la hiérarchie mais le sujet est sans importance.
Le tribunal au XVIIIème siècle était public, mais également un lieu de théâtre.
Cet extrait est une critique sociale et une satire de la politique, la justice et de la médecine.

# Posté le samedi 27 octobre 2007 16:03

Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, extrait n°4

Acte III, scène 16 de « Oui, déplorable, et plus qu'on ne croit ! » jusqu'à «il ne manquera rien à ta mère »
En quoi les tirades de Marceline constituent-elles un réquisitoire ?


Extrait : Marceline apprend qu'elle est la mère de Figaro.



I- Cibles de l'accusation :



-1ère tirade : les hommes sont des séducteurs qui abusent des femmes, victimes idéales à cause : -de leur jeunesse « âge des illusions »
-de la misère « âge des besoins »
-du manque d'éducation « inexpérience » : thème cher aux philosophes des Lumières, l'éducation des femmes les opposent.
-Disproportion des forces entre les deux camps (hommes et femmes) exprimée par une métaphore guerrière : « assiègent » « poignarde » « ennemis »
-Arme des hommes :
-le « mépris »
-négligence : ils délaissent les femmes une fois séduites
-hypocrisie : les « respects apparents » « considération dérisoire »
-institution de la justice : « vous et vos magistrats si vains », cette assonance xx dénonce la société qui sert le droit des hommes mais pas celui des femmes.
-mise en tutelle : « traitées et mineures pour nos biens »
-Approbation unanime des trois hommes, même si Figaro est le seul à assumer ouvertement la défense du droit des femmes, toujours à l'avant-garde de la justice en progrès, comme Beaumarchais. Bartholo n'est pas d'accord avec Figaro, cf. Barbier de Séville.

-les hommes oppressent les femmes : « nous assiègent », « nous jugent »
-Marceline accuse les hommes : « plus qu'ingrats », « c'est vous qu'il faut punir »




II-Le registre polémique :



-Expression exaltée des sentiments grâce aux didascalies.
-Usage expressif de la ponctuation : indignation, désolation, amertume.
-Vocabulaire péjoratif envers les hommes : « oui, déplorable et plus qu'on ne croit » (reprise d'une phrase hors passage à étudier), « plus qu'ingrats ».
-Lexique désignant les femmes, dévalorisant, et les hommes, valorisant, antithèses accusatrices : « respects apparents »/ « servitude réelle », « traitées en mineures »/ « punies en majeures ».
-dernière tirade : atténuation du registre polémique
-futur indicatif et impératif, Marceline ne regarde pas son passé mais l'avenir.
-regard plus optimiste grâce au couple Suzanne/Figaro « tendre » « chérirons » « indulgent » « heureux »
-« gai, libre et bon » : par sa valeur morale, Figaro, son fils, rachètera tous les hommes aux yeux de Marceline.



Conclusion : Aspiration au bonheur, thème fort du Mariage de Figaro et préoccupation majeurs des penseurs des Lumières.
-Des écrivains comme Voltaire sont engagés pour l'accès à l'éducation des femmes.
-Rousseau pense par exemple que les femmes n'ont pas besoin d'une éducation aussi riche que celle des hommes.

# Posté le samedi 27 octobre 2007 16:05